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Novembre 2009
Par Michel Bigaouette, Conseiller aux établissements, ASSTSAS
Introduction
Une Ressource Intermédiaire (RI) est un lieu d’hébergement rattaché à un établissement public qui, afin de maintenir ou d'intégrer à la communauté un usager inscrit à ses services, lui procure, par l'entremise de cette ressource, un milieu de vie adapté à ses besoins et lui dispense des services de soutien ou d'assistance requis par sa condition1.
Le développement des RI remonte à une trentaine d’années et est lié au mouvement de désinstitutionalisation ayant entraîné la création de nouveaux types de ressources d’hébergement substituts. Les RI sont en croissance rapide. Environ 2 000 RI offrent aujourd’hui des services à un peu plus de 13 000 personnes affectées par un problème de santé mentale, une perte d’autonomie liée au vieillissement, une déficience intellectuelle une autre situation problématique2. Le nombre de personnes hébergées en RI s’est accru de 41 % entre mars 2003 et mars 2008. Les personnes âgées de 65 ans ou plus représentent 44,1 % des personnes hébergées. Il y a cinq ans, cette proportion était de 35,6 %.
Plusieurs RI emploient des travailleurs salariés et cotisent à l’ASSTSAS. Toutefois, la situation de la santé et de la sécurité (SST) des personnes œuvrant en RI est méconnue.
Documenter la SST des personnes œuvrant en RI
Quelles sont les perceptions des propriétaires, cadres et travailleurs œuvrant dans une RI à l’égard des facteurs de risque en santé et sécurité du travail (SST) présents dans le milieu de travail et dans l’organisation du travail ?
Pour le savoir l’ASSTSAS a réalisé au début de 2009 un sondage en collaboration avec la firme Léger marketing. Ce sondage s’inscrit dans le contexte d’une vaste étude réalisée en 2007 auprès des cadres et des travailleurs employés dans les grandes missions du réseau à savoir : les CH, CHSLD, CLSC et CR3.
Pour réaliser le sondage, l’ASSTSAS a reçu l’aide de l’association des ressources intermédiaires en hébergement du Québec (ARIHQ). Cette association a gracieusement fourni la liste de ses membres. Ainsi, il a été possible de solliciter, dans le respect des règles de l’art d’une activité de sondage, des travailleurs, des cadres et des propriétaires. Ces personnes étaient à l’emploi d’une des 219 RI membres de l’ARIHQ au moment de l’enquête réalisée entre le 27 janvier et le 25 mars 2009.
Qui a répondu au questionnaire ?
Au total, 177 personnes ont répondu au questionnaire. Les travailleurs représentent 62 % de l’échantillon alors que les cadres et les propriétaires comptent pour 38 %. Ces répondants constituent un échantillon de petite taille. La marge d’erreur est de ± 6,30 % 19 fois sur 20. Nous ne pouvons donc conclure que les résultats présentés dans cet article dépeignent fidèlement le point de vue de l’ensemble des RI. Toutefois, ces derniers reflètent le point de vue des répondants, ce qui est un point de départ dans la compréhension de la situation méconnue de la SST dans ces établissements.
Mesurer l’état de santé des répondants
Pour évaluer la qualité de l’état de santé des répondants au sondage, nous nous sommes inspirés de quelques études récentes de Statistique Canada. Parmi celles-ci, mentionnons l’Enquête sur la santé des collectivités canadiennes4 et l’Enquête nationale sur le travail et la santé du personnel infirmier5. De ces études, réalisées en 2005, nous avons sélectionné certaines variables mesurant la qualité de l’état de santé du personnel des RI :
o la qualité perçue par le répondant de son état de santé générale ; o les habitudes de vie ; o la détresse psychologique, le stress et la qualité du sommeil ; o la satisfaction et le plaisir au travail ; o les affections chroniques (qui durent depuis six mois ou plus) ayant été diagnostiquées par un professionnel de la santé (ex. : cancer, diabète, mal de dos, etc.) ; o les douleurs corporelles ; o les accidents du travail, avec ou sans arrêt ; o les agressions physiques subies au cours des douze derniers mois ; o les divers harcèlements subis au cours des douze derniers mois ;
Les répondants ont une perception positive de leur état de santé
Quelle perception les répondants ont-ils de la qualité de leur état de santé ? Près de trois répondants sur quatre (73 %) estiment être en excellente ou très bonne santé. C’est une perception positive qui est plus étendue que celle de la population générale du Québec. Selon Statistique Canada, 59 % de la population québécoise âgée de 15 ans et plus déclaraient être en très bonne ou excellente santé en 2005.
Les répondants semblent cultiver de saines habitudes de vie. Par exemple, 38% des répondants font régulièrement de l’exercice depuis plus d’un an, et 23% prévoient entreprendre bientôt un programme de remise en forme. Près de trois répondants sur cinq (59 %) mangent «santé». La majorité des répondants soit 69 %, seraient intéressés à participer à une programme visant à améliorer leur santé et leur bien-être, si un tel programme était offert par leur organisation.
Les problèmes de santé chronique les plus fréquemment mentionnés sont l’arthrite ou le rhumatisme (14 %), l’hypertension artérielle (14 %) et la migraine (13 %). En ce qui concerne les maux de dos chronique, ils affectent 13 % des répondants. Cette prévalence est moins élevée que dans la population québécoise en 2003 (16, 9 %).
En ce qui concerne les douleurs corporelles nous remarquons qu’elles affectent principalement la tête (40 %) le bas du dos (37 %) au cou ou à la colonne vertébrale (30 %). Soulignons que ces douleurs sont perçues par les répondants comme étant suffisamment importantes pour nuire à la réalisation de leurs activités de la vie quotidienne et de travail.
La perception positive à l’égard de l’état de santé général s’applique également à la santé psychologique. Une minorité, soit 5,1 % des répondants présenteraient des symptômes de détresse psychologique. Cette prévalence qui, est comparable à celle de la population générale du Québec (5,6 %) est largement inférieure à la prévalence observée auprès des répondants du réseau en 2007 (16,3 %).
Les résultats montrent que la majorité des répondants (62 %) ne s’estiment pas stressés de manière excessive au travail. Toutefois, 36 % des répondants ont été tenus éveillés à cause du travail un jour par semaine ou quelques jours par mois, et ce, au cours des trois derniers mois.
La quasi-totalité des répondants se déclarent satisfaits de leur emploi (95 %). De plus, 98 % des répondants déclarent avoir du plaisir au travail et évoluer au sein d’un climat de travail agréable.
La perception à l’égard de l’état de santé qui se dégage du sondage est liée au bilan somme toute positif, des accidents du travail (avec ou sans absence) survenus au cours de la dernière année. Nous constatons que 3,4 % des répondants affirment avoir été accidentés. Cette proportion est près de 5 fois moins élevée que celle observée auprès des répondants du réseau en 2007 (15,6 %).
Les risques pour la santé et la sécurité du travail
Seulement 11 % des répondants croient que leur travail présente des risques pour leur santé et leur sécurité. Le sondage réalisé en 2007 auprès des répondants du réseau institutionnel montre que la proportion est trois fois plus élevée (31,6 %). Quels sont les facteurs susceptibles d’expliquer cette différence ?
Un milieu de travail particulier
Les RI sont de petites entreprises. Trois répondants sur quatre affirment travailler dans une RI comptant 15 employés et moins.
Nous observons que les répondants évaluent favorablement la qualité de leur travail :
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Les répondants considèrent qu’ils ont leur mot à dire sur l’évolution de leur travail (95%), trouvent que leur travail exige l’acquisition de nouvelles connaissances (90%), et considèrent avoir suffisamment de temps pour faire leur travail (90%).
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Les répondants (93%) estiment être respectés par leur supérieur. La quasi-totalité (90%) des répondants dit recevoir le respect et l’estime mérités à leur travail compte tenu de leurs efforts et réalisations.
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95 % des travailleurs affirment que leur sécurité d’emploi n’est pas menacée.
Un travail fait de relations humaines
Chaque RI héberge une clientèle vulnérable et accueille des visiteurs (ou membres de la famille). Par ailleurs, le personnel des RI ont de nombreuses relations professionnelles avec les intervenants des établissements. Cette situation comporte une exigence émotionnelle et, parfois des tensions:
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Près d’un répondant sur deux (49%) trouve que son travail comporte occasionnellement des exigences émotionnelles. Un tiers des répondants (33%) trouvent que cela est souvent ou très souvent le cas.
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La moitié des répondants (49%) affirment ne pas vivre des situations de tension dans leurs rapports avec les résidants. Cependant, 41% des répondants vivent ces situations de tension «de temps en temps».
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Les trois quarts des répondants (75%) affirment ne pas vivre des situations de tension dans leurs rapports avec les visiteurs et les membres des familles. Cependant, 21% des répondants vivent de temps en temps de telles situations.
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Près des deux tiers des répondants (63%) ne vivent jamais ou rarement des situations de tension dans leurs rapports avec les collègues de travail et les supérieurs. Cependant, un tiers des répondants (33%) vivent de temps en temps de telles situations.
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Plus des trois quarts des répondants (77%) ne vivent jamais, ou rarement, des situations de tension dans leurs rapports avec les intervenants de l’établissement.
Peu d’agressions et de harcèlement
De façon générale, le harcèlement est peu présent. De toutes les différentes facettes du harcèlement au travail6, c’est le harcèlement psychologique qui est le plus répandu. 18% des travailleurs affirment avoir subi du harcèlement psychologique au cours des 12 derniers mois. Dans la majorité des cas (60%), le harcèlement est venu de la part d’un autre membre de l’organisation.
Au total, 13% des répondants ont été victimes, au travail, d’une agression physique de la part d’un patient ou d’une autre personne. Les répondants qui ont été victimes d’une agression physique l’ont tous subie de la part soit d’un patient, d’un client, ou d’un résidant.
Accompagner les personnes hébergées en perte d’autonomie
Le travail d’accompagnement comporte des dangers susceptibles de causer des infections et des blessures musculo-squelettiques associées à la manutention des personnes. En ce qui concerne les infections, nous observons que :
Nous observons que 44 % des répondants déclarent manutentionner des bénéficiaires. Cette proportion atteint 51 % dans le cas des propriétaires. La vaste majorité des répondants affirment avoir reçu une formation pour déplacer les bénéficiaires de manière sécuritaire.
Un répondant sur trois (39 %) affirme avoir accès à des appareils pour effectuer cette tâche, tandis que les autres sont obligés de le faire manuellement. Plus de la moitié (55%) des répondants qui déplacent des bénéficiaires préfèrent le faire manuellement.
Une situation de travail sécuritaire ?
Les activités de travail telles que la manutention des bénéficiaires peuvent s’avérer contraignantes. Par exemple, 50 % des répondants affirment être exposés assez souvent ou tout le temps à des gestes répétitifs. D’autres tâches impliquent des contraintes posturales pour le dos. Un répondant sur trois (31 %) déclare travailler assez souvent ou tout le temps le dos fléchis, de côté ou en torsion.
Les contraintes posturales trouvent parfois leur origine dans l’environnement de travail, l’organisation de ce travail et les moyens disponibles pour faire un travail de qualité. À cet égard, les résultats montrent que :
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Les répondants considèrent en majorité (94 %), qu’ils ont accès aux moyens nécessaires pour faire un travail de qualité, qu’il s’agisse de matériel, d’information, ou encore de temps.
En ce qui concerne l’encadrement du travail, les résultats montrent que les travailleurs considèrent en très grande majorité que leur supérieur immédiat réussit à faire travailler les gens ensemble (90 %) et facilite la réalisation du travail (93,6 %).
Quant à la latitude décisionnelle, 94,9 % des répondants affirment avoir leur mot à dire sur l’évolution de leur travail et 80,8 % déclarent être libre quant à leur façon de travailler. Cette latitude concerne notamment les pauses de travail et la cadence de travail. En RI, 81,9 % des répondants ont la liberté de choisir le moment où ils prendront leur pause. De même, 86,4 % de ces répondants déclarent avoir la possibilité de choisir la cadence de leur travail.
Les répondants croient que l’organisation du travail offre une certaine flexibilité en regard de la conciliation travail – vie personnelle :
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Au total, 72% des répondants ont la possibilité de choisir leur horaire de travail ou de l’échanger avec un/une autre collègue, et 49% peuvent effectuer un retour progressif au travail après un congé de maternité/paternité.
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La quasi-totalité des répondants (95%) affirme avoir la possibilité de traiter de choses personnelles, telles que recevoir ou faire un appel téléphonique, durant leur journée de travail.
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La quasi-totalité des répondants (96%) estime que leurs choix de vacances ou de congés sont, en général, respectés.
En ce qui concerne les horaires de travail, il ressort que :
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72% des employés sont satisfaits du nombre d’heures de travail effectuées.
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59% d’entre eux font à l’occasion des heures supplémentaires, tandis que 23% n’en font jamais. Parmi les employés effectuant des heures supplémentaires, 81% le font librement.
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77% des employés ont un horaire régulier.
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81% des employés ont 48 heures consécutives de congé par semaine.
Les RI font de la prévention
Au total, 89 % des répondants considèrent qu’il est possible d’entreprendre des actions de prévention en SST. Parmi les mesures de prévention, il y a la formation du personnel. Par exemple, au cours de la dernière année, 22,6 % des répondants déclarent avoir suivi une formation en prévention des agressions. Dans les RI hébergeant une clientèle aux prises avec un problème de santé mentale, la proportion des personnes ayant été formé à prévenir les agressions atteint 34,3 %.
Nous observons que la moitié des répondants des RI affirment avoir été formé à prévenir les infections. De même, 14,7 % des répondants travaillant en RI ont reçu une formation sur la prévention des blessures musculo-squelettiques.
Conclusion
Bien que l’on ne puisse conclure que les résultats de cette enquête dépeignent fidèlement le point de vue de l’ensemble des RI, ils permettent toutefois de décrire une situation encore méconnue. Il ressort de cette enquête un sentiment positif à l’égard de l’état de santé des répondants. Quelles sont les raisons qui alimentent ce sentiment positif ? Tout semble converger vers la qualité du milieu de travail. Des facteurs favorables au maintien d’une bonne santé existeraient dans les situations de travail. Nous retenons notamment les efforts d’une vaste majorité des RI sondées à l’endroit des actions de prévention en SST. Mais, seule une enquête réalisée auprès d’un échantillon de plus grande taille permettrait de vérifier si cette conclusion peut s’appliquer à l’ensemble des RI.
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Par Martine Castonguay, Directrice générale, ARIHQ
L’Association des ressources intermédiaires d’hébergement du Québec (ARIHQ) représente près de 900 lieux d’hébergement pour plus de 9300 personnes adultes au Québec. Bien qu’évoluant dans un environnement très contrôlé en matière de qualité de services, nous connaissons encore trop peu la réalité de ces milieux de vie. Cette recherche réalisée par l’ASSTSAS nous présente des faits étonnants concernant des éléments de santé et sécurité au travail dans les ressources.
Qualité de vie au travail Les résultats apportent de bonnes nouvelles pour les propriétaires de ressources intermédiaires (RI). Dans un contexte de rareté de main d’œuvre, la qualité de vie au travail peut très certainement agir comme moyen d’attraction pour de nouveaux employés et comme facteur important de rétention. D’autant plus que la comparaison avec leur plus important compétiteur pour la sollicitation de main d’œuvre les avantage largement sur de nombreux points. En effet, pour la totalité des indicateurs, les résultats démontrent de meilleurs résultats, par exemple concernant l’indice de détresse psychologique, alors qu’elle apparaît chez 5,1% des répondants en RI, on la retrouve chez 16,3% des répondants dans le réseau public de la santé et des services sociaux et chez 23,5% des répondants provenant des CHSLD publics plus particulièrement.
Le taux de satisfaction au travail s’élève à 95% comparativement à 86% dans le réseau et le plaisir au travail de 98% se différencie de façon importante d’un taux de 78% en CHSLD public.
En plus d’obtenir des données plus positives concernant la qualité de vie au travail, la prévalence des accidents de travail est notablement moins importante que dans le réseau public. Par exemple, de 3,4% en RI comparativement à 15,6% dans le réseau public et 30,6% dans les CHSLD.
Intéressé à comprendre les meilleurs résultats, Michel Bigaouette, chercheur de l’ASSTSAS, investigue différentes avenues. Il semble que la durée de travail est plus importante en RI que dans le réseau mais par ailleurs, la charge de travail est considérée moins lourde par les répondants et ils sentent avoir les moyens nécessaires pour faire un travail de qualité. Le personnel des ressources intermédiaires reçoit davantage de formations que dans le réseau public. Par exemple, plus de 50% des répondants ont reçu une formation sur la prévention des infections durant la dernière année alors que la proportion est de moins de 38% dans le réseau public.
Ils ont aussi plus d’autonomie pour agir sur leur environnement, près de 95% disent qu’ils ont leur mot à dire sur l’évolution de leur travail comparativement à 78% dans le réseau public. La conciliation travail-famille se vit plus facilement en ressources intermédiaires parce que l’organisation du travail y est plus flexible.
Plus de 90% des répondants en RI se sentent estimés et respectés dans leur travail comparativement à 66% dans le réseau public.
Des pistes d’action Nous pouvons agir sur plusieurs éléments ayant des incidences sur la santé des personnes. Bien qu’ayant des meilleurs résultats que dans le réseau public, les taux de harcèlement et d’agression peuvent être diminués de même que les problèmes de sommeil. Comme beaucoup d’assistance pour les déplacements des personnes est nécessitée, nous pouvons veiller à diminuer les risques de blessures qui y sont associés. Très peu de RI ont accès à des appareils de déplacement.
Nous sommes légitimés de nous questionner quand aux coûts plus importants défrayés par les ressources intermédiaires en matière de sécurité au travail. Comment se fait-il que nous ayons à payer plus cher de cotisations qu’en CHSLD où les risques sont plus importants? Les résultats de cette enquête corroborent, en cette matière, d’autres résultats internes.
Même si les conditions de vie au travail sont nettement plus intéressantes dans les ressources intermédiaires, les conditions financières, elles, causent davantage d’insatisfactions. Tant les employés que les propriétaires estiment être insuffisamment rétribués pour leur travail. Cet élément devra sûrement être tenu en compte par le gouvernement lors de la reprise des négociations pour la prochaine entente avec les ressources intermédiaires.
Les résultats de cette étude nous montrent l’importance de poursuivre nos efforts afin de mieux connaître la réalité de ces milieux. Ce sera très certainement une de nos priorités pour les années qui viennent.
1 Loi sur les services de santé et les services sociaux, article 302. 2 Ministère de la Santé et des Services sociaux : info-sirtf, mai 2009. 3 Les résultats du sondage réalisé en 2007 ont été publiés dans notre revue Objectif Prévention. Ces derniers peuvent être consultés sur notre site internet à l’adresse suivante : http://www.asstsas.qc.ca/op-1.asp?ParuID=257 4 STATISTIQUE CANADA. Enquête sur la santé des collectivités canadiennes (ESCC), cycle 3.1, 2005 (www.statcan.ca/bsolc/francais/bsolc?catno=82-621-XIF#olcinfopanel). L’ESCC est un sondage pancanadien. Toutefois, pour comparer les données, nous n’avons retenu que les résultats s’appliquant au Québec. 5 STATISTIQUE CANADA. Enquête nationale sur le travail et la santé du personnel infirmier de 2005 : profils provinciaux (www.statcan.ca/francais/research/11-621-MIF/11-621-IF2006052.pdf). 6 Harcèlement psychologique au sens de l’article 81.18 de la loi sur les normes du travail.
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