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Réaction de l’ARIHQ aux récents articles d’Ariane Lacoursière dans La Presse sur la « corruption » impliquant des RI

Johanne Pratte a fait parvenir une lettre ouverte à La Presse en réponse aux récents articles d’Ariane Lacoursière sur la « corruption institutionnelle » impliquant des propriétaires de RI. L’ARIHQ espère que cette lettre sera publiée dans La Presse au courant de la semaine. Voici le contenu de la lettre : 

RESSOURCES INTERMÉDIAIRES : LA CONTRIBUTION DES ENTREPRISES PRIVÉES ET D’ÉCONOMIE SOCIALE EST INDISPENSABLE
Par Johanne Pratte, directrice générale de l'ARIHQ

L’Association des ressources intermédiaires d’hébergement du Québec (ARIHQ) réagit à un article paru dans La Presse qui laisse entendre que des propriétaires de résidences qui hébergent des aînés participeraient à de la « corruption institutionnelle ».

Plus de 800 résidences intermédiaires privées donnent des services d’hébergement, de soutien et d’assistance à près de 10 000 personnes vulnérables ou aînés en perte d’autonomie dans toutes les régions du Québec. Avec une population qui vieillit et des besoins en hébergement grandissants pour nombre d’aînés qui voient leur autonomie diminuée, le gouvernement peut compter sur un réseau privé qui offre des milieux de vie de qualité. Les propriétaires de ressources demandent cependant à l’État des encadrements clairs afin de favoriser les investissements accrus dont le Québec a besoin et maintenir la confiance du public dans leur organisation.

Chaque ressource intermédiaire a un contrat avec un établissement public. C’est ce contrat qui détermine les rôles et les responsabilités des parties. Ces ressources sont constituées de propriétaires et souvent d’OBNL qui, avec leurs équipes, collaborent avec les familles, participent et s’impliquent dans la vie communautaire. On y retrouve des gens de cœur qui offrent un milieu de vie chaleureux et respectueux des besoins des résidents. C’est dans ce contexte que les ressources intermédiaires collaborent à toutes les normes de fonctionnement établies par l’État.

L’ARIHQ appuie sans réserve toute règlementation, balises et orientations claires que l’État a le devoir de formuler afin de jouer adéquatement son rôle de régulateur dans l’offre de services en ressources intermédiaires.

Plusieurs situations nous laissent perplexes devant l’inconsistance avec laquelle les autorités publiques assument leur responsabilité de régulation. Alors que nous souhaitons que l’État s’implique et travaille en partenariat et transparence avec les propriétaires de ressources, nous remarquons plutôt une sorte d’insensibilité et d’unilatéralisme face à plusieurs demandes adressées par l’ARIHQ au cours des dernières années.

Voici des exemples de nos demandes pour lesquelles nous attendons toujours de véritables réponses :
• Des appels d’offres obligatoires pour l’ouverture de toute nouvelle ressource incluant des critères clairement identifiés, connus de tous et conformes à l’entente nationale qui lie l’ARIHQ et le ministère de la Santé et des Services sociaux.
• Des contrats d’une durée suffisamment longue pour que tous les propriétaires de ressources aient accès à du financement assurable par la SCHL afin de faciliter l’entrée en scène des petites organisations et procurer une stabilité aux personnes hébergées.
• Des balises afin de définir les situations où la durée des contrats pourrait varier d’une ressource à l’autre.
• Des moyens pour élever la qualification du personnel des ressources intermédiaires comme dans les résidences privées pour aînés.
• L’utilisation des budgets alloués pour de la formation pourtant prévus dans l’entente nationale.

Rappelons que le Québec fait face à des besoins incontournables. La contribution des ressources intermédiaires privées est indispensable dans l’offre de services en hébergement au Québec; l’État doit contribuer au développement d’un réseau mixte structurant, de qualité et au fonctionnement transparent.
Les entreprises privées ou d’économie sociale que nous représentons ne souhaitent que cela : un cadre règlementaire connu de tous, juste, adapté, stable et prévisible dans l’intérêt des aînés et de toutes les parties prenantes.