Le diabète en milieu d’hébergement

Le diabète, caractérisé par un taux élevé de sucre dans le sang, est une maladie chronique très répandue au sein de la population, et donc bien présente en contexte d’hébergement. Selon Statistique Canada, entre 2016 et 2019, près d’un Canadien sur dix âgé de 20 ans et plus a reçu un diagnostic de diabète. Parmi eux, 72 % affirment prendre des médicaments, mais seulement 50 % atteignent les cibles glycémiques (taux de sucre dans le sang) optimales. À qui la faute?

Un diabète non maîtrisé peut entraîner de graves complications : perte de la vue, crise cardiaque, amputation, accident vasculaire cérébral et peut même mener au décès (Statistique Canada).

En Ressources Intermédiaires (RI), où cohabitent des clientèles variées présentant des pathologies diverses, il est essentiel de se munir d’outils efficaces afin de bien soigner les personnes hébergées.

Découverte en 1921, l’insuline est largement utilisée par injection lorsque les médicaments oraux, combinés à de saines habitudes de vie, ne suffisent plus. Elle existe sous des formes à absorption rapide ou lente, peut être administrée en dose de base quotidienne ou plusieurs fois par jour. Elle peut aussi être ajustée selon la glycémie grâce à un protocole d’échelons. Mais en RI, est-il réaliste de gérer des traitements avec protocole d’échelons sans la présence d’une infirmière?

Facile de passer des pilules… mais encore?

Jonathan, coordonnateur en RI, chapeaute une équipe d’intervenants qui administrent les médicaments. Il est confronté à plusieurs situations indésirables : erreurs de dosage d’insuline, cibles glycémiques non atteintes, réajustements de doses ratés… Et puis il a entendu parler d’un article scientifique alarmant : même lorsque des infirmières administrent les médicaments, 18 % d’entre elles admettent avoir commis une ou plusieurs erreurs de dosage en l’espace de deux mois. Comment, dans ce contexte, s’imaginer utiliser des protocoles d’échelons sans même avoir une infirmière sur site?

Souhaitant trouver des solutions, Jonathan constate la diversité des traitements à base d’insuline : avec protocoles d’échelons ou non et des fréquences d’évaluation variables de deux semaines à une fois par mois.

Puisque les doses ajustables provenant des protocoles avec échelons sont bénéfiques pour le traitement de la maladie, Jonathan demeure partagé. Son équipe exprime inquiétude et stress lors des calculs, craint de commettre des erreurs, juge la procédure complexe, et certains refusent même d’utiliser les échelles d’insuline. Plusieurs médecins hésitent d’ailleurs à prescrire ce genre de protocole dans sa RI alors qu’il y aurait des bénéfices. L’équipe de Jonathan a besoin d’outils pour relever ces défis.

Et si on osait s’améliorer?

L’informatisation des processus liés à la médication apporte des bénéfices colossaux dans la prise en charge du diabète. Un module spécialisé de gestion de l’insuline est fort à propos compte tenu du degré de dangerosité lié aux échelles d’insuline et de la nécessité d’atteindre les cibles glycémiques. Plusieurs automatisations sont possibles afin d’harmoniser le circuit de l’insuline grâce à la technologie :

  • Calcul automatique de la dose d’insuline: application qui considère la posologie de base et fait les ajustements selon le protocole d’insuline avec échelon et la mesure de glycémie (aucun calcul n’est fait par le personnel).
  • Accès en tout temps à la posologie et l’échelle d’insuline selon la glycémie.
  • Suivi des sites d’injection : documentation et historique pour assurer la rotation des sites.
  • Documentation de l’état de la peau pour un meilleur suivi de l’intégrité des téguments et des sites d’injection disponibles.
  • Notification en temps réel au personnel de gestion lors de glycémie critique ou de protocole d’insuline non respecté, afin de corriger rapidement les situations alarmantes.
  • Double vérification obligatoire.
  • Accès aux feuillets informatifs et techniques de l’insuline lors de la tournée pour consolider les apprentissages.
  • Plateforme connectée à la pharmacie pour permettre au pharmacien de consulter les résultats en temps réel et adapter la thérapie pharmacologique plus rapidement lors d’écarts, en collaboration avec l’infirmier.

Ne réussissent que ceux qui osent oser!

Domedic possède un outil qui répond à toutes ces préoccupations, et comprend les fonctions jugées idéales et nécessaires au bon suivi du diabète. L’application Xpill Pro, une FADM (feuille d’administration des médicaments) électronique connectée directement aux pharmacies des résidents, offre entre autres un module de gestion de l’insuline éprouvé.

Deux mois se sont écoulés depuis la mise en place de l’application Xpill Pro au sein de la RI. Jonathan constate d’énormes gains :

  • Meilleure gestion du diabète pour de plus en plus d’usagers qui sont en voie d’atteindre et conserver leurs cibles glycémiques.
  • Diminution flagrante du stress et augmentation du sentiment de confiance du personnel qui administre la médication.
  • De plus en plus d’échelles d’insuline sont prescrites et gérées par le personnel de la RI sans engendrer d’inquiétude, même en absence d’infirmière.
  • Disponibilité de l’information pour la pharmacie pour optimiser le traitement rapidement.

Jonathan constate que Xpill Pro procure des filets de sécurité pour le personnel et permet une meilleure gestion du diabète, tout en optimisant les processus et en permettant d’utiliser les échelles d’insuline en RI pour atteindre les cibles glycémiques.

Défier les limites

Le mois de novembre, consacré à la sensibilisation au diabète et marqué par la Journée mondiale du diabète le 14 novembre, est le moment idéal pour agir. Offrez à votre personnel des outils fiables et efficaces pour mieux gérer le diabète des personnes hébergées, réduire les situations indésirables et favoriser le bien-être et la santé dans vos milieux de vie.

Priscilla Rhéaume, B. Sc. Infirmière

Gestionnaire des services professionnels et cliniques

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