Le traitement des maladies chroniques occupe une place importante au sein de la population québécoise. Les Ressources Intermédiaires accueillent une clientèle vulnérable jeune et moins jeune, qui présente une multitude de pathologies associées à des traitements qui requièrent une rigueur absolue pour assurer leur efficacité pharmacologique.

Selon l’étude de Nicholson & Damons, les soins de longue durée font état de données alarmantes : donner la médication d’un autre usager (83%), omettre des doses à un patient (64,8%), administrer au mauvais moment (50,8%) et enfin une signature absente des registres (57%). Malheureusement, de multiples études affichent des constats semblables.

Pourtant, les étudiants reçoivent une formation riche en outils de toute sorte. Où est le problème? Force est de constater que ces outils ne sont plus adaptés à notre réalité!

Des ressources mal intégrées

Les aides-soignants ou le personnel infirmier qui distribuent la médication utilisent un registre en format papier pour consigner les prises administrées : le formulaire d’administration des médicaments (FADM).

Une approche spécifique, les 7 bons du principe d’administration sécuritaire des médicaments, reconnu mondialement et promut par l’OMS et différents ordres de professionnels, est utilisée à chaque patient pour assurer une prise adéquate. Plusieurs facteurs sont à considérer et à valider à chaque médicament :

  • Le bon patient, le bon médicament, le bon moment, la bonne dose, la bonne voie d’administration, la bonne documentation et la bonne surveillance.

Cette méthode est réalisée grâce aux informations contenues sur le FADM. Le personnel est responsable de : bien lire et comprendre les informations, ne rien oublier, et choisir le bon produit parmi tous ceux disponibles pour tous les patients. Complexe vous dites? Très ardu, même si on est un professionnel aguerri et que l’on connait notre pratique!

Philippe Voyer affirme que la technologie entraîne une diminution des erreurs de médicaments : « La technologie facilite l’identification du patient, favorise le respect de la posologie et du moment d’administration des médicaments. »

Ainsi, on remarque que des FADM électroniques (FADMe) sont disponibles. Par contre, réaliser les 7 bons avec ces FADMe ne garantit pas qu’aucune erreur ne sera faite ; ça reste et restera une responsabilité humaine. Que faire?

Quand le papier devient obsolète

Une entreprise québécoise propose une solution aux enjeux soulevés, l’application Xpill Pro : un FADMe, connecté en temps réel à la pharmacie au choix de l’usager, combiné à un lecteur optique pour codes à barres, qui lui s’assure de valider les 5 premiers bons en quelques secondes!  Efficace vous-dites?

Pour mieux comprendre, voici en détail les 7 bons du principe d’administration sécuritaire :

Le bon patient : Valider l’identité du patient avec la double identification sans équivoque : en vérifiant le nom, prénom, date de naissance, photo…

  • Importance : le bon patient pour ses propres problèmes de santé et besoins
  • Conséquence du non-respect : évènement indésirable pouvant mener à une surveillance accrue, envoie à l’urgence, complications et même décès
  • Causes d’erreur du bon : mauvaise identification du patient, patient sans photo avec pertes de mémoire, informations incomplètes…

Le bon médicament: Valider le médicament en comparant l’étiquette et la prescription

  • Importance : le bon médicament pour la bonne indication de traitement
  • Conséquence du non-respect : évènement indésirable pouvant mener à une surveillance accrue, surdose du médicament, atteinte rénale et hépatique…
  • Causes d’erreur du bon : différence de noms entre le FADM et l’étiquette, médicament générique versus l’original, inattention du personnel…

Le bon moment : Donner à l’heure prescrite selon la posologie de la prescription

  • Importance : respect de l’intervalle thérapeutique, du pic d’action et de la fréquence de la prise en fonction de la pathologie et du patient
  • Conséquence du non-respect : surdose, efficacité thérapeutique altérée ou à l’inverse inefficacité et concentration sous-thérapeutiques
  • Causes d’erreur du bon : mauvaise lecture du FADM, mauvais calcul d’intervalle du personnel, inversion de 2 moments de prise…

La bonne dose : Valider la posologie, calculer la dose à administrer

  • Importance : selon les problèmes de santé, l’usager et sa condition clinique
  • Conséquence du non-respect : surdose ou sous-dose thérapeutique, traitement et efficacité altérés
  • Causes d’erreur du bon : prescription illisible, FADM non à jour…

La bonne voie d’administration : Donner le médicament selon la voie appropriée

  • Importance : pour une absorption efficace et un effet ciblé
  • Conséquence du non-respect : mauvaise absorption du médicament ou au contraire absorption trop rapide, altération des tissus ou des parois du corps
  • Causes d’erreur du bon : mauvaise lecture ou transcription erronée de la prescription, mauvaise compréhension, manque d’informations cliniques…

La bonne documentation : Inscrire au bon endroit et de la bonne manière dans le document approprié

  • Importance : inscription claire, précise et véridique pour validation des traitements reçus et évaluation de leur efficacité
  • Conséquence du non-respect : surdose possible si non signé, mauvaise évaluation clinique par manque d’information…
  • Causes d’erreur du bon : oubli, documents non adaptés, processus lourds, double saisie dans plusieurs documents, personnel dérangé…

La bonne surveillance : Assurer le suivi approprié après l’administration selon les directives de l’infirmière, du pharmacien ou du médecin

  • Importance : répertorier les situations indésirables à l’aide des directives émises
  • Conséquence du non-respect : effets secondaires indésirables passant inaperçu, soulagement non optimal…
  • Causes d’erreur du bon : oubli du personnel, surcharge de travail, mauvaises consignes…

Grâce au code à barres unique apposé sur tous les produits et le lecteur optique, les 5 bons sont confirmés au personnel avant l’administration, apportant rigueur, sécurité d’administration et confiance envers les actions posées. Les derniers bons (6-7) sont par la suite faciles à documenter adéquatement grâce à Xpill Pro.

À l’aide du lecteur optique, Xpill Pro détecte et prévient 4 erreurs d’administration par mois, par patient. Imaginez tous les impacts indésirables énumérés précédemment écartés rapidement grâce à la combinaison du FADMe et de son lecteur optique! Le FADM papier ainsi que le FADMe sans lecteur optique ne fournissent pas ces avantages; l’erreur humaine est encore possible.

En effet, le New England Journal of Medicine rapporte que les systèmes de codes à barres démontrent clairement des bénéfices majeurs dans la réalisation des 7 bons : diminution de 57% des erreurs de médicaments, de 42% des erreurs de dosage et de 80% des erreurs de documentation.

Les soins et la technologie au service de l’humain

Xpill Pro et son lecteur optique réunissent tous les ingrédients essentiels et forment un bouclier de sécurité éprouvé pour assurer une administration de la médication légitime, en plus de capter les erreurs avant de les produire.

Les données scientifiques démontrent depuis plusieurs années que l’ère du papier est maintenant derrière nous et que nous devons sauter à pieds joints dans la technologie : pour garantir des soins sécuritaires, appropriés et de qualité, assurer une pérennité de la santé des usagers et améliorer les processus.

Qu’attendons-nous?

Priscilla Rhéaume, B. Sc. Infirmière

Gestionnaire des services professionnels et cliniques

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