
Chez cet organisme, on ne fait pas les choses à moitié!
Depuis près de 50 ans, Signes d’Espoir construit, brique par brique, un réseau de services destinés aux personnes sourdes ou malentendantes vivant avec différents défis. Situé à Québec, l’organisme regroupe aujourd’hui un centre de jour, un atelier de travail adapté, des cours en Langue des signes québécoise (LSQ), deux Ressources Intermédiaires, une fondation, toutes portées par une même vision : offrir des milieux de vie accessibles, inclusifs et empreints de dignité.
Derrière cette grande organisation se cache une histoire de conviction et d’engagement, initiée par Sœur Louise Bellavance, travailleuse sociale et fondatrice. Confrontée à l’isolement vécu par les personnes sourdes et au manque criant de services adaptés, elle pose les premiers jalons de ce qui deviendra Signes d’Espoir. Dès le départ, une ambition claire habite le projet : ne rien faire à moitié.
L’accessibilité, c’est le mot d’ordre!
Les deux Ressources Intermédiaires de Signes d’Espoir accueillent des personnes sourdes ou malentendantes, avec des profils variés : déficience intellectuelle, TSA, santé mentale, limitations physiques liées au vieillissement. Pour ces résidents, la Langue des signes québécoise se retrouve bien entendu au cœur des interactions sociales.
L’accessibilité universelle ne se limite pas ici à une rampe d’entrée. Elle s’incarne surtout dans la capacité des résidents à demeurer le plus longtemps possible dans leur milieu de vie, même en vieillissant. Un besoin d’autant plus crucial lorsqu’on sait que, faute d’environnements adaptés, plusieurs personnes sourdes se voient contraintes de quitter leur communauté pour des milieux où la communication devient presque impossible.
« Notre objectif, c’est que si une personne est bien chez nous et que notre offre correspond à ses besoins, elle puisse y rester aussi longtemps que possible », nous raconte Marie-Claude Touzel, directrice générale adjointe de Signes d’Espoir. Elle ajoute « On veut des milieux qui font famille, pas des environnements institutionnels ».
En voilà un projet ambitieux!
C’est dans cette logique qu’est né le projet de reconstruction complète de l’Auberge des sourds, une des deux RI de l’organisme. Après plus de 40 ans de service, le bâtiment ne répondait plus aux réalités actuelles : accessibilité limitée, enjeux de sécurité, manque d’adaptation aux besoins émergents.

Le projet, évalué à plus de 3 millions de dollars, vise la reconstruction d’un milieu de vie entièrement repensé, moderne, accessible et sécuritaire, sans augmenter la capacité d’accueil (9 places), mais en améliorant considérablement la qualité de l’environnement des résidents. Une partie importante du financement provient d’un soutien fédéral lié à l’accessibilité universelle, mais un million de dollars doit être amassé par la Fondation Signes d’Espoir pour concrétiser cette vision.
C’est le moment de contribuer!
La Fondation Signes d’Espoir joue un rôle central dans l’évolution de l’organisme. Elle permet notamment de financer des projets audacieux comme celui de l’Auberge des sourds 2.0. Dans un contexte où les ressources financières des RI demeurent limitées, la Fondation permet ainsi à l’organisme de soutenir et de développer des initiatives innovantes.
Parmi les événements phares de la Fondation, le Souper homard occupe une place de choix. Déjà à sa 17e édition, l’événement se tiendra le 14 mai prochain à l’Espace Dalhousie du Terminal de croisières de Québec. Réunissant près de 300 convives, il s’agit d’une soirée reconnue pour sa convivialité, son ambiance festive et surtout… son impact bien réel. Placé sous le signe du renouveau, l’événement de cette année servira à amasser des fonds qui contribueront directement à la reconstruction de l’Auberge des sourds.
Avec un peu de conviction, tout est possible!
Depuis sa fondation il y a près de 50 ans, Signes d’Espoir ose voir grand, tout en prenant soin de bâtir ses projets avec rigueur et patience. Dans un réseau où les défis sont nombreux, l’exemple de cette organisation démontre qu’avec des partenariats solides, une vision claire et beaucoup d’engagement, il est possible de bâtir des Ressources Intermédiaires tournées vers l’avenir.




















